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Tokenisation sur Base : le supercycle mené par les actions et stablecoins

⏱️ 4 min de lecture

La tokenisation est en passe de devenir l’un des sujets les plus brûlants de l’écosystème crypto. Jesse Pollak, le créateur de Base — la blockchain Layer 2 développée par Coinbase — vient de le confirmer : un « supercycle » se prépare, porté principalement par les actions tokenisées et les stablecoins adossés à des devises autres que le dollar américain.

Base : la blockchain qui accélère sur la tokenisation d’actés réels

Pour bien comprendre l’enjeu, petite piqûre de rappel. Base est une blockchain de couche 2 (Layer 2) construite au-dessus d’Ethereum. Imaginez Ethereum comme une autoroute souvent congestionnée : Base, c’est une voie express parallèle, plus rapide et moins chère, qui permet de traiter un grand nombre de transactions sans sacrifier la sécurité du réseau principal.

Depuis son lancement, Base s’est imposée comme l’une des plateformes les plus dynamiques de l’écosystème crypto. Aujourd’hui, elle se positionne clairement comme un terrain de jeu idéal pour transformer des actifs traditionnels — comme des actions boursières — en tokens numériques que l’on peut échanger 24h/24, 7j/7, depuis n’importe où dans le monde.

Les actions tokenisées déjà au cœur du mouvement

Selon Jesse Pollak, Coinbase a lancé il y a environ six semaines la tokenisation d’actions sur Base. Le volume quotidien généré oscille déjà entre 70 et 100 millions de dollars. Pour un service aussi récent, ces chiffres confirment un appétit massif du marché.

Concrètement, une action tokenisée, c’est quoi ? C’est une action d’entreprise — par exemple une part de Nvidia ou d’Apple — représentée sous forme de jeton numérique sur une blockchain. Chaque jeton correspond à une part réelle du titre sous-jacent. Cela permet d’acheter, vendre ou détenir ces actifs avec la rapidité et la transparence propres à la blockchain, sans dépendre des horaires d’ouverture de Wall Street.

Pour en profiter en toute sécurité, il est essentiel de stocker ses actifs crypto dans un portefeuille matériel fiable. Le Ledger reste la référence pour protéger ses clés privées hors ligne.

Le rôle clé des stablecoins non-dollar

Le second pilier de ce supercycle ? Les stablecoins adossés à des devises autres que le dollar. Si la grande majorité des stablecoins (USDT, USDC…) sont indexés sur le dollar, une nouvelle génération émerge, adossée à l’euro, au yen, à la livre sterling ou au peso.

Pourquoi est-ce important ? Parce que les utilisateurs du monde entier ne veulent pas (et ne devraient pas) tous être exposés au dollar. Offrir des alternatives locales réduit la dépendance à la monnaie américaine et ouvre la finance décentralisée à de nouvelles populations. Sur Base, plusieurs projets explorent déjà cette voie, en s’appuyant sur l’infrastructure rapide et peu coûteuse de la blockchain.

Pourquoi ce « supercycle » pourrait tout changer

Le terme « supercycle », emprunté aux analystes des matières premières, désigne une période d’expansion longue et structurelle. Jesse Pollak parie sur un scénario similaire pour la tokenisation : une adoption massive, durable et multisectorielle.

Plusieurs ingrédients sont réunis pour que cette prédiction se réalise :

  • Une infrastructure mature : Base offre des transactions rapides et peu coûteuses, indispensables pour des volumes institutionnels.
  • Une base d’utilisateurs énorme : Coinbase reste l’une des plus grandes plateformes crypto au monde, ce qui donne à Base un avantage de distribution unique. Pour les utilisateurs européens cherchant une plateforme fiable, Bitvavo propose une interface réglementée et intuitive, tandis que Kraken offre une alternative robuste pour le trading avancé.
  • Un cadre réglementaire qui s’éclaircit : plusieurs juridictions, dont l’Union européenne avec le règlement MiCA, posent désormais les bases d’un environnement plus clair pour les actifs tokenisés.

Tokenisation, DeFi et Web3 : les liens indissociables

La tokenisation d’actions ne vit pas en vase clos. Elle s’intègre directement dans l’univers de la finance décentralisée (DeFi) et du Web3. Concrètement, une action tokenisée peut servir de garantie pour un prêt, être fractionnée en micro-parts accessibles à tous, ou encore être utilisée comme collatéral dans des protocoles de yield farming.

C’est toute la promesse d’une finance plus ouverte, programmable et accessible. Et c’est précisément pour cela que Base, avec son positionnement pensé pour les développeurs et les institutions, attire autant l’attention actuellement.

Conclusion : un tournant à surveiller de près

La vision portée par Jesse Pollak est ambitieuse mais crédible : faire de Base le hub de référence pour la tokenisation d’actifs réels. Avec déjà 70 à 100 millions de dollars de volume quotidien sur les actions tokenisées et un intérêt croissant pour les stablecoins non-dollar, les bases de ce supercycle semblent bel et bien posées.

Pour les investisseurs et curieux, le message est clair : la tokenisation n’est plus un concept expérimental, c’est une tendance de fond qui redessine déjà la frontière entre finance traditionnelle et économie crypto. Rester informé sur les évolutions de Base, des Layer 2 et de la régulation des actifs numériques sera essentiel pour comprendre — et peut-être profiter — de cette nouvelle vague.

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