Et si Wall Street n’avait d’autre choix que de migrer vers la blockchain pour survivre ? C’est en tout cas la vision大胆e de Jake Chervinsky, directeur général du Hyperliquid Policy Center, qui prédit que des géants comme le CME Group et Intercontinental Exchange (ICE) devront intégrer les blockchains publiques d’ici 2035. Une projection ambitieuse, mais qui s’appuie sur des signaux concrets déjà observables sur le marché.
Pourquoi Hyperliquid fait cette prédiction sur Wall Street
Lors d’une intervention remarquée, Jake Chervinsky a soutenu que les places financières traditionnelles ne pourront plus ignorer longtemps les avantages offerts par les plateformes décentralisées. Selon lui, les contrats perpétuels (perpetuals), le trading 24h/24 et la transparence on-chain sont devenus des standards que les utilisateurs attendent désormais partout.
Pour bien comprendre, un contrat perpétuel est un type de produit dérivé qui permet de parier sur le prix d’un actif sans date d’expiration — un instrument popularisé par les exchanges crypto comme Hyperliquid et que l’on ne retrouve pas (encore) chez les acteurs traditionnels. Quant au trading 24h/24, il permet d’acheter et de vendre des actifs à toute heure du jour ou de la nuit, contrairement aux marchés boursiers classiques qui ferment le soir et le week-end.
Hyperliquid, plateforme de DeFi (finance décentralisée) construite sur sa propre blockchain, a connu une croissance爆発ive en 2024-2025, devenant l’une des principales plateformes de dérivés décentralisés au monde. Son succès prouve qu’il existe une demande massive pour ces nouveaux formats de trading.
Le CME et ICE ont-ils déjà commencé à s’adapter ?
La prédiction de Chervinsky n’est pas que théorique. Plusieurs indices montrent que les géants historiques de Wall Street commencent déjà à intégrer des usages popularisés par la crypto :
- Le trading quasi-24/5 voire 24/7 : le CME a déjà étendu ses heures d’ouverture sur certains contrats à terme crypto pour rester compétitif face aux plateformes comme Kraken ou Hyperliquid.
- Les contrats perpétuels « cash-settled » : le CME a lancé des contrats ressemblant aux perpetuals crypto, un aveu indirect que ce format répond à une vraie demande.
- La tokenisation : ICE explore activement la tokenisation d’actifs réels, un secteur où les blockchains publiques excellent.
Ces mouvements confirment que la frontière entre finance traditionnelle (TradFi) et finance décentralisée (DeFi) s’amincit chaque année.
Quels obstacles freinent encore cette migration ?
Malgré l’optimisme de Chervinsky, plusieurs défis majeurs restent à résoudre avant que Wall Street n’embrasse pleinement la blockchain :
La régulation, premier frein structurel
Les régulateurs comme la SEC américaine ou l’ESMA en Europe restent prudents face aux blockchains publiques. Les institutions exigent une conformité réglementaire stricte (KYC, lutte contre le blanchiment, surveillance des transactions) que les blockchains anonymes ne proposent pas nativement. C’est précisément la mission que s’est donnée le Hyperliquid Policy Center : accompagner le dialogue entre DeFi et régulateurs.
La performance et la sécurité
Les marchés traditionnels traitent des millions de transactions par seconde avec une latence quasi nulle. Les blockchains publiques doivent encore progresser en scalabilité pour égaler ces performances. Côté sécurité, les institutions ne veulent pas revivre les scandales de piratage qui ont frappé l’industrie crypto — d’où l’intérêt croissant pour des solutions de custody comme Ledger, qui permettent de sécuriser ses actifs contre ces risques.
La résistance culturelle
Passer d’architectures fermées et contrôlées à des systèmes ouverts et transparents est un changement de paradigme profond pour des institutions habituées à fonctionner depuis plus d’un siècle en vase clos.
Faut-il prendre cette prédiction au sérieux ?
Une échéance à 10 ans peut sembler lointaine, mais dans le monde de la finance, c’est un horizon très court. Rappelons qu’en 2014, peu d’acteurs imaginaient que le Bitcoin atteindrait les 100 000 dollars, ou que des ETF Bitcoin spot seraient approuvés par la SEC. Le secteur évolue vite.
Hyperliquid n’est pas un acteur isolé : c’est le reflet d’une tendance de fond où les utilisateurs, investisseurs particuliers comme institutionnels, réclament plus de transparence, de liquidité 24h/24 et de flexibilité. Si vous souhaitez d’ailleurs vous positionner sur des exchanges qui supportent déjà ces nouveaux standards, des plateformes européennes comme Bitvavo offrent un accès simplifié à l’univers crypto avec une régulation stricte.
Conclusion : une convergence inévitable entre TradFi et DeFi
La prédiction de Jake Chervinsky n’a rien d’utopique : elle s’appuie sur des faits tangibles. Le CME et ICE innovent déjà, les comportements des utilisateurs évoluent, et la pression concurrentielle force les acteurs traditionnels à s’adapter. D’ici 2035, il est fort probable que la distinction entre « finance traditionnelle » et « finance crypto » n’ait tout simplement plus de raison d’être.
Pour les investisseurs et curieux, le message est clair : comprendre la DeFi et les blockchains aujourd’hui, c’est se préparer à la finance de demain. Commencez par sécuriser vos actifs, explorez les plateformes régulées, et restez attentif aux évolutions réglementaires qui dessineront ce futur rapproché.



